paysage

Les aiguilles de Chamonix depuis les lacs de Chéserys. by Clément Blin

Coucher de soleil sur les Aiguilles de chamonix. Filtre polarisant, 135mm, F11, 100 iso.

Profitant d’un week-end et d’une fenetre météo favorable, je me suis rendu aux lacs de Chéserys, au dessus de la vallée de Chamonix.

Destination prisée des photographes de paysage, l’un de ces lacs offre une magnifique vue sur la chaine du Mont blanc avec son reflet en prime.

L’image en tête, j’attaque les quelques 750m de dénivelé qui séparent le col du Montet des lacs de Chéserys. Je trouve la neige après seulement 300m d’ascension. Je ne la quitterai plus jusqu’à la fin de la randonnée.

Les lacs sont gelés et quasiment recouverts d’un manteau blanc. Je m’en doutais un peu avant de partir : il aurait été très étonnant qu’ils soient dégelés un 1er juin !

Qu’à cela ne tienne, la lumière commence à se réchauffer et des nuages s’accrochent aux sommets. Les conditions s’améliorent progressivement jusqu'à cette photo des Aiguilles de Chamonix.

Je retournerai au bord de ce lac un peu plus tard dans l’année pour photographier le fameux reflet mais cette première visite sous la neige ne m’a pas déçue !

Matériel : Sony A7, Sigma 70-200 S à 135mm, filtre polarisant Nisi sur trépied.

Le bel érable des gorges du Flumen by Clément Blin

L’érable des cascades du Flumen. Sony Alpha, 300mm, F8, panoramique multi-bandes.

Les pluies jurassiennes, les premières depuis longtemps, m’ont incité à aller voir si les cascades du Flumen avait reprit un petit peu de volume.

Bien m’en a pris car l’eau coule de nouveau ! Mais ce qui a le plus attiré mon regard et mon objectif, c’est le bel érable qui se trouve tout près des cascades, sur la rive droite du Flumen. Son feuillage d’un jaune éclatant le détache des arbres environnant et ses branches tordues sont très graphiques.

Pour prendre cette photo j’ai utilisé un objectif de 300mm en prenant plusieurs photos puis en les assemblant grace à autopano pro. Pourquoi ? Parce que j’avais envie de voir si cela fonctionnait !

Ce logiciel s’en est très bien sortit, me délivrant un fichier sans artefacts ou image fantôme.

Pour cela deux précautions à prendre : un vent très faible ou absent et un trépied mis à niveau !

La Mer de glace dans le massif du Mont Blanc. by Clément Blin

"Parfait !", me suis-je dit en sortant de la tente. La veille au soir, le ciel était très chargé, masquant tous les sommets. Mais ce matin, les nuages étaient justes assez nombreux : suffisants pour habiller le ciel et assez clairsemés pour laisser passer la lumière. 

La composition se fait facilement, la ligne en "S" de la mer de glace (ou de la rivière de glace...) guidant l'oeil vers les sommets en arrière-plan. 

Cette photo est un assemblage de quatre images à 56mm. J'ai utilisé un filtre dégradé gris pour réduire l'écart de luminosité entre le ciel et le sol, ainsi qu'un filtre polarisant pour faire ressortir les nuages et saturer le bleu du ciel.

La Mer de glace depuis Signal Forbes. Assemblage de 4 photos au 56mm, F10, 1/10ème de seconde, 100 isos. Filtre polarisant et dégradé 3 stops.

Se rendre à la Mer de glace est assez simple. Depuis Chamonix, un train à crémaillère monte directement à un premier point de vue. Cependant, le tarif est...dissuasif (!) et surtout il ne fonctionne pas avant 8h, ce qui est beaucoup trop tard pour profiter des meilleures lumières de la journée. Cette photo a été prise à 6h55.

L'autre option, bien plus sympathique, est de suivre le sentier partant de la gare jusqu'au glacier pendant environ 3h et 1000m de dénivelé positif. Pour ma part, je suis monté la veille au soir et j'ai posé ma tente au Signal Forbes, un petit sommet offrant un très beau point de vue sur le glacier. De cette façon, aucun risque d'être en retard pour le lever de soleil !   

Crêtes du Queyras et nuages d'Italie au col Agnel. by Clément Blin

Mon objectif était de photographier la crête de la Taillante, une belle montagne du Queyras accessible depuis le col Agnel, dans la lumière du couché de soleil. Cela faisait deux fois que la lumière chaude du soir était bloquée par des nuages stationnant au dessus des Ecrins. 

Mais cette fois, ce n'étaient pas les nuages de l'ouest qui m'inquiétaient mais ceux venant d'Italie. Je craignais d'être absorbé par le brouillard et ne plus rien voir du tout. Mais finalement, cela ne s'est pas produit ! Les nuages montant étaient repoussés par le vent venant de la vallée.

Le soleil couchant éclairant les crêtes et les nuages m'a fait détourné mon objectif de mon sujet initial. 

La scène étant trop large pour mon 180mm macro, j'ai pris rapidement plusieurs photos que j'ai ensuite assemblée avec Lightroom. Résultat, un fichier de 80 millions de pixel et largement de quoi peaufiné le cadrage en poste traitement !

Sony A7, 180mm macro Tamron, 1/5sec, F10, 100 isos.

Les éoliennes sous les étoiles. by Clément Blin

Pas très loin de chez moi se trouvent six éoliennes. Il y a quelques jours j'ai pensé que les photographier de nuit, sous un ciel étoilé, pourrait donner un bon résultat. Je suis donc allé repérer ce champ d'éoliennes et essayer plusieurs cadrages.

Car oui, suivant le sens du vent, la turbine pivote, rendant une composition intéressante totalement inintéressante ! (cela paraît logique, mais n'y ayant pas pensé avant, je me suis fait avoir...).

Quelques jours plus tard, à la faveur d'un ciel complètement dégagé, je suis retourné placer mon trépied devant les éoliennes. Par chance (horaire, raison technique, manque de vent...) celles-ci se sont arrêtées de tourner à la tomber de la nuit, me garantissant des hélices nettes !

Pour prendre cette photo j'ai utilisé les réglages suivants : Mise au point manuelle sur les étoiles, la plus grande ouverture possible, F2,8, zoom 24-70 G Master réglé sur 44mm, temps de pose de 6 secondes pour éviter que les étoiles ne s'étirent, sensibilité de 3200 isos et retardateur 2 secondes pour éviter les vibrations.

Ce type de photo souffre souvent d'un bruit très présent dû à une haute sensibilité isos et au manque de lumière, qui augmente souvent en post-traitement. Pour le réduire, j'ai pris 22 photos que j'ai empilées grâce à StarryLandscapeStacker, un logiciel spécialement dédié à cet usage. Résultat : un bruit quasiment absent et une photo qui peut être traitée facilement !

Sony Alpha 7, FE 24-70 G Master, 44mm, F2,8, 3200 isos. Combinaison de 22 photos.

Levé du soleil sur la tourbière de Bellefontaine by Clément Blin

En me rendant au lac de Bellefontaine tôt le matin, je souhaitai photographier le paysage enneigé incluant le ciel rose du début de journée. Le lac est situé le long d'une falaise et ne reçoit la lumière qu'une heure après le lever du soleil.

En marchant dans la neige vers le lac, je vois cette rangée de conifères. Elle se détache bien de la forêt en arrière-plan ; reste à l'inclure dans une composition qui fonctionne ! Je regarde devant moi et ne trouve aucun premier plan intéressant  : la neige vient de tomber, elle ne présente pas de relief  et rien n'accroche mon regard. Ce sera donc le téléobjectif au lieu du grand-angle !

A 80mm, la scène est évidemment trop large et ne tient pas dans le cadre. Par contre en panoramique cela semble fonctionner Je déplie donc le trépied, le met à niveau, place l'appareil à la verticale et prend 6 photos en prenant bien soin que chacune recouvre au moins 1/3 de la précédente : ainsi l'assemblage se fait sans problème. Un peu de traitements plus tard (éclaircissement des ombres, légère saturation et accentuation), voila ma photo !  

Sony A99, 80mm, 1/30s, f10, 400 isos sur trépied. Mise au point manuelle et retardateur 2 secondes.