montagne

Ambiance nocturne au lac de Bellefontaine. by Clément Blin

La lune monte dans le ciel, suivi par la voie lactée, pendant que la brume apparait à la surface du lac de Bellefontaine. Cette nuit de mi-octobre est étonnamment douce - plus d’un dizaine de degrés - et claire : les rares nuages ont disparus en même temps que le soleil.

Les conditions pour photographier la voie lactée ne sont pas idéale : mi-octobre, le centre galactique n’est plus aussi visible qu’au mois de juin et la proximité de la lune en estompe les couleurs.

Mais ce premier croissant de lune apporte une lumière très bénéfique à la photographie, créant une ambiance nocturne qui n’existe pas sous un ciel noir.

Le sol tourbeux instable a rendu l’alignement polaire de ma monture équatoriale très approximatif, me limitant à 30 secondes de pose.

Comme la précédente, cette photo est donc un assemblage. J’ai utiliser 60 photos du ciel, soit 20 minutes d’exposition totale, 5 photos du sol et 1 autre, prise au debut de la séance, pour les reflets des étoiles et de la lune dans l’eau.

Pour les assembler, j’ai utiliser les masques de luminosité sous photoshop CC, très pratiques pour fusionner proprement ce genre de photo.

Sony Alpha 7, 24-70 GM, 24mm F4, 60X30sec, 2000 isos.

L'aeschne des joncs dans la rosée. by Clément Blin

J'aime le lac guichard pour deux raisons : le magnifique paysage ( voir par ici ou par ) et les aeschnes des joncs. Et cette fois encore, je n'ai pas été déçu !

Les aeschnes en général vont se percher dans les arbres pour passer la nuit et ne reviennent sur le plan d'eau que lorsque la lumière et la chaleur sont suffisantes. Il est donc difficile de les photographier sur un support le matin ou le soir, comme cela est possible avec d'autres espèces. 

Mais, au lac guichard, à 2000m d'altitude, il n'y a pas d'arbres ou presque ! Les libellules n'ont pas d'autres choix que de se percher dans la végétation comme de vulgaires agrions. 

Après avoir photographié le lever de soleil, j'ai cherché un sujet dans la zone ensoleillée. Les premières aeschnes étaient déjà en train de se chauffer sur les pierres et décollaient à mon approche !

Je suis allé explorer la zone encore ombragée et là j'ai découvert ce mâle, perché à 80 cm du sol, encore couvert de rosée. Pour la première fois depuis que j'ai commencé la photographie, j'ai pu prendre mon temps et composer mon image, tourner autour de mon sujet sans craindre qu'il ne s'envol et observer en détail cet insecte magnifique !

Sony Alpha 7, Tamron 180mm macro, F5,6, 1/160ème sec, 640 isos.

La Mer de glace dans le massif du Mont Blanc. by Clément Blin

"Parfait !", me suis-je dit en sortant de la tente. La veille au soir, le ciel était très chargé, masquant tous les sommets. Mais ce matin, les nuages étaient justes assez nombreux : suffisants pour habiller le ciel et assez clairsemés pour laisser passer la lumière. 

La composition se fait facilement, la ligne en "S" de la mer de glace (ou de la rivière de glace...) guidant l'oeil vers les sommets en arrière-plan. 

Cette photo est un assemblage de quatre images à 56mm. J'ai utilisé un filtre dégradé gris pour réduire l'écart de luminosité entre le ciel et le sol, ainsi qu'un filtre polarisant pour faire ressortir les nuages et saturer le bleu du ciel.

La Mer de glace depuis Signal Forbes. Assemblage de 4 photos au 56mm, F10, 1/10ème de seconde, 100 isos. Filtre polarisant et dégradé 3 stops.

Se rendre à la Mer de glace est assez simple. Depuis Chamonix, un train à crémaillère monte directement à un premier point de vue. Cependant, le tarif est...dissuasif (!) et surtout il ne fonctionne pas avant 8h, ce qui est beaucoup trop tard pour profiter des meilleures lumières de la journée. Cette photo a été prise à 6h55.

L'autre option, bien plus sympathique, est de suivre le sentier partant de la gare jusqu'au glacier pendant environ 3h et 1000m de dénivelé positif. Pour ma part, je suis monté la veille au soir et j'ai posé ma tente au Signal Forbes, un petit sommet offrant un très beau point de vue sur le glacier. De cette façon, aucun risque d'être en retard pour le lever de soleil !   

Crêtes du Queyras et nuages d'Italie au col Agnel. by Clément Blin

Mon objectif était de photographier la crête de la Taillante, une belle montagne du Queyras accessible depuis le col Agnel, dans la lumière du couché de soleil. Cela faisait deux fois que la lumière chaude du soir était bloquée par des nuages stationnant au dessus des Ecrins. 

Mais cette fois, ce n'étaient pas les nuages de l'ouest qui m'inquiétaient mais ceux venant d'Italie. Je craignais d'être absorbé par le brouillard et ne plus rien voir du tout. Mais finalement, cela ne s'est pas produit ! Les nuages montant étaient repoussés par le vent venant de la vallée.

Le soleil couchant éclairant les crêtes et les nuages m'a fait détourné mon objectif de mon sujet initial. 

La scène étant trop large pour mon 180mm macro, j'ai pris rapidement plusieurs photos que j'ai ensuite assemblée avec Lightroom. Résultat, un fichier de 80 millions de pixel et largement de quoi peaufiné le cadrage en poste traitement !

Sony A7, 180mm macro Tamron, 1/5sec, F10, 100 isos.