insecte

Les beaux yeux verts de l'aeschne paisible. by Clément Blin

L'exploration des berges d'une rivière du sud de la France est souvent l'occasion de croiser l'aeschne paisible. Le spectre, de son autre nom, ne sera peut-être pas visible premier coup d'oeil. Contrairement à ses consoeurs, elle a préféré les teintes "camouflage" au bleu métallique et évolue davantage dans l'ombre de la végétation rivulaire qu'en plein soleil.

Mais, s'ils sont présents,  vous ne tarderez pas à repérer le vol incessant des mâles, volants au raz de l'eau, scrutant les moindres recoins à la recherche d'une femelle. Maintenant il va falloir faire preuve d'une grande patience car l'aeschne paisible mâle ne se pose que rarement et la plupart du temps, c'est en fin de journée comme celle-ci.

Comme toujours avec ces grandes libellules, l'approche doit être extrêmement discrète et sans mouvements brusques. Réglez votre boitier à l'avance et portez le viseur près de l'oeil dès le début de l'approche, cela fera un mouvement de moins quand vous serez près de l'aeschne paisible. 

Ensuite, profitez du temps que vous avez en sa compagnie pour admirer ce bel insecte, il devrait rapidement reprendre son vol ! 

Sony Alpha 7, Tamron 180mm F3,5 macro, 1/25sec, F7,1, 640 isos.

L'émergence de l'Anax empereur. by Clément Blin

Les sorties photos libellules se suivent et ne ressemblent pas. Il y a deux ans, dans les mêmes étangs et aux mêmes moments, je trouvais des émergences de libellules fauves, à quatre tâches, déprimées et quelques agrions. Cette année, en deux sorties, je trouve uniquement deux aeschnes : l'aeschne printanière dont je vous parle ici et l'anax empereur, ici présent !

Il y plusieurs années que je n'avais pas eu l'occasion de photographier la plus grande libellule d'Europe (une photo de l'émergence se trouve dans la galerie) car elle est très rapide en vol et se pose très rarement. De plus l'émergence et l'envol ont lieu principalement la nuit.

J'étais donc plutôt content de découvrir ce beau spécimen se préparant à l'envol. Il était dans une touffe de joncs où d'autres éxuvies étaient déjà présentes. Soit ils affectionnent particulièrement cette plante soit tous les oeufs d'anax de cet étang ont été pondus au même endroit car je n'ai trouvé d'éxuvies nul part ailleurs. 

L'environnement encombré à été un problème pour cette photo : le fond était trop proche pour que l'anax se détache bien du fond. Pour y remédier, j'ai approché l'appareil, augmentant le rapport de reproduction et diminuant la profondeur de champ, rendant l'arrière-plan plus flou. Ensuite j'ai pris 4 photos au format paysage que j'ai assemblé grâce au module Photomerge de Photoshop CC. Deux ingrédients indispensables pour cela : un sujet parfaitement immobile et pas de vent !

Anax empereur. Sony Alpha 7, Tamron 180mm macro, F4,5, 1/40sec, 100 iso, trépied, retardateur 2 sec.