astrophotographie

Reflets célestes dans le lac d'Ilay by Clément Blin

Le coeur de la voie lactée, accompagné par Jupiter et Saturne (respectivement en bas à droite et en haut à gauche), s’élève et se reflète dans les eaux calmes du lac d’Ilay. J’ai m^me eu la chance de capturer une étoile filante sur l’une des photos !

C’est une photo que j’avais en tête depuis un moment mais je ne savais comme obtenir un reflet visible. Après quelques essais pas très concluants, je me suis résolu à recréer le reflet en post-traitement.

Cette photo est, comme toute mes astro-paysages depuis un an, un composite de deux photos : le ciel d’une part et le lac d’autre part.

Pour créer le reflet, j’ai utilisé la voie lactée et l’ai fondu dans le lac à l’aide d’un masque de luminosité puis j’ai ajouter un filtre de flou pour simuler un très léger mouvement de l’eau.

Peut-être qu’un jour la technologie me permettra de prendre cette photo en une seule fois !

Sony Alpha 7, 16-35 GM à 35mm, F5,6, 6400 iso. 10 x 1 min de pose sur monture equatoriale.

La voie lactée au dessus des Aiguilles d'Arves. by Clément Blin

La voie lactée et les nébuleuses colorées de Rho Ophiuchi au dessus des aiguilles d’Arves.

Fuyant la canicule, je me suis rendu sous les aiguilles d’Arves, dans le massif de la Maurienne.

A 2500mm, la température était nettement plus supportable ! De plus, l’absence de lune et le ciel complètement dégagé étaient idéals pour photographier la voie lactée.

A partir de 00h00, j’ai installé ma petite monture équatoriale et commencé mes prises de vue. Avec une focale aussi courte, il m’est facile d’obtenir des poses de 2 minutes de long et 20 minutes plus tard, les photos de la Voie lactée sont dans la boite !

Encore quelques minutes et les photos des Aiguilles d’Arves sont enregistrées. Il ne me reste plus qu’à assembler les deux parties de l’image sous photoshop pour aboutir à cette photo.

La pollution lumineuse étant faible au milieu des montagnes, j’ai même pu capturer quelques couleurs bleu, jaune et magenta dans les nébuleuses de Rho Ophiuchi, à droite de l’image.

L’étoile la plus lumineuse est en fait Jupiter, venant rendre visite au coeur de la voie lactée en cette fin Juin.

Sony A7, 16-35 G Master, 20mm, F4, 120 sec, 1250iso

M45, l'amas des Pléiades, ma première astrophotographie de ciel profond. by Clément Blin

Les nuits de ce debut de semaine ont été particulièrement claires. J’en ai profité pour tenter une petite expérience : placer un téléobjectif sur ma monture équatoriale au lieu du grand-angle pour photographier des sujets bien plus petits que la voie lactée.

Mon choix s’est porté sur l’amas des Pléiades, un groupe d’étoiles entouré de nuages gazeux très graphiques. M45, c’est son nom de code, est visible à l’oeil nu dès la tombée de la nuit en cette période, ce qui m’a permit de commencer à le photographier à 19H, très pratique pour ne pas aller se coucher trop tard !

Malgré que la monture équatoriale ne soit pas prévue pour cela, j’ai pu obtenir des poses de 15 secondes nettes. Au delà, les étoiles commençaient à s’étirer.

Cette photo est le résultat d’un empilement de 300 photos soit un temps de pose cumulé de 75 minutes.

J’ai ensuite traité le fichier pour retirer le gradient crée par la pollution lumineuse et faire ressortir les détails de cet amas d’étoiles.

Le résultat final est un gros recadrage de l’image d’origine, les étoiles étant très petites même au 300mm !

Plus que l’aspect artistique ou original, c’est surtout le fait de photographier quelque chose d’invisible à l’oeil nu qui m’intéresse ici. Voir toutes ces étoiles sur l’écran arrière du boitier à quelque chose de fascinant.

Les éoliennes sous les étoiles. by Clément Blin

Pas très loin de chez moi se trouvent six éoliennes. Il y a quelques jours j'ai pensé que les photographier de nuit, sous un ciel étoilé, pourrait donner un bon résultat. Je suis donc allé repérer ce champ d'éoliennes et essayer plusieurs cadrages.

Car oui, suivant le sens du vent, la turbine pivote, rendant une composition intéressante totalement inintéressante ! (cela paraît logique, mais n'y ayant pas pensé avant, je me suis fait avoir...).

Quelques jours plus tard, à la faveur d'un ciel complètement dégagé, je suis retourné placer mon trépied devant les éoliennes. Par chance (horaire, raison technique, manque de vent...) celles-ci se sont arrêtées de tourner à la tomber de la nuit, me garantissant des hélices nettes !

Pour prendre cette photo j'ai utilisé les réglages suivants : Mise au point manuelle sur les étoiles, la plus grande ouverture possible, F2,8, zoom 24-70 G Master réglé sur 44mm, temps de pose de 6 secondes pour éviter que les étoiles ne s'étirent, sensibilité de 3200 isos et retardateur 2 secondes pour éviter les vibrations.

Ce type de photo souffre souvent d'un bruit très présent dû à une haute sensibilité isos et au manque de lumière, qui augmente souvent en post-traitement. Pour le réduire, j'ai pris 22 photos que j'ai empilées grâce à StarryLandscapeStacker, un logiciel spécialement dédié à cet usage. Résultat : un bruit quasiment absent et une photo qui peut être traitée facilement !

Sony Alpha 7, FE 24-70 G Master, 44mm, F2,8, 3200 isos. Combinaison de 22 photos.