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Le bel érable des gorges du Flumen by Clément Blin

L’érable des cascades du Flumen. Sony Alpha, 300mm, F8, panoramique multi-bandes.

Les pluies jurassiennes, les premières depuis longtemps, m’ont incité à aller voir si les cascades du Flumen avait reprit un petit peu de volume.

Bien m’en a pris car l’eau coule de nouveau ! Mais ce qui a le plus attiré mon regard et mon objectif, c’est le bel érable qui se trouve tout près des cascades, sur la rive droite du Flumen. Son feuillage d’un jaune éclatant le détache des arbres environnant et ses branches tordues sont très graphiques.

Pour prendre cette photo j’ai utilisé un objectif de 300mm en prenant plusieurs photos puis en les assemblant grace à autopano pro. Pourquoi ? Parce que j’avais envie de voir si cela fonctionnait !

Ce logiciel s’en est très bien sortit, me délivrant un fichier sans artefacts ou image fantôme.

Pour cela deux précautions à prendre : un vent très faible ou absent et un trépied mis à niveau !

L'aeschne des joncs dans la rosée. by Clément Blin

J'aime le lac guichard pour deux raisons : le magnifique paysage ( voir par ici ou par ) et les aeschnes des joncs. Et cette fois encore, je n'ai pas été déçu !

Les aeschnes en général vont se percher dans les arbres pour passer la nuit et ne reviennent sur le plan d'eau que lorsque la lumière et la chaleur sont suffisantes. Il est donc difficile de les photographier sur un support le matin ou le soir, comme cela est possible avec d'autres espèces. 

Mais, au lac guichard, à 2000m d'altitude, il n'y a pas d'arbres ou presque ! Les libellules n'ont pas d'autres choix que de se percher dans la végétation comme de vulgaires agrions. 

Après avoir photographié le lever de soleil, j'ai cherché un sujet dans la zone ensoleillée. Les premières aeschnes étaient déjà en train de se chauffer sur les pierres et décollaient à mon approche !

Je suis allé explorer la zone encore ombragée et là j'ai découvert ce mâle, perché à 80 cm du sol, encore couvert de rosée. Pour la première fois depuis que j'ai commencé la photographie, j'ai pu prendre mon temps et composer mon image, tourner autour de mon sujet sans craindre qu'il ne s'envol et observer en détail cet insecte magnifique !

Sony Alpha 7, Tamron 180mm macro, F5,6, 1/160ème sec, 640 isos.

Crêtes du Queyras et nuages d'Italie au col Agnel. by Clément Blin

Mon objectif était de photographier la crête de la Taillante, une belle montagne du Queyras accessible depuis le col Agnel, dans la lumière du couché de soleil. Cela faisait deux fois que la lumière chaude du soir était bloquée par des nuages stationnant au dessus des Ecrins. 

Mais cette fois, ce n'étaient pas les nuages de l'ouest qui m'inquiétaient mais ceux venant d'Italie. Je craignais d'être absorbé par le brouillard et ne plus rien voir du tout. Mais finalement, cela ne s'est pas produit ! Les nuages montant étaient repoussés par le vent venant de la vallée.

Le soleil couchant éclairant les crêtes et les nuages m'a fait détourné mon objectif de mon sujet initial. 

La scène étant trop large pour mon 180mm macro, j'ai pris rapidement plusieurs photos que j'ai ensuite assemblée avec Lightroom. Résultat, un fichier de 80 millions de pixel et largement de quoi peaufiné le cadrage en poste traitement !

Sony A7, 180mm macro Tamron, 1/5sec, F10, 100 isos.

Les éoliennes sous les étoiles. by Clément Blin

Pas très loin de chez moi se trouvent six éoliennes. Il y a quelques jours j'ai pensé que les photographier de nuit, sous un ciel étoilé, pourrait donner un bon résultat. Je suis donc allé repérer ce champ d'éoliennes et essayer plusieurs cadrages.

Car oui, suivant le sens du vent, la turbine pivote, rendant une composition intéressante totalement inintéressante ! (cela paraît logique, mais n'y ayant pas pensé avant, je me suis fait avoir...).

Quelques jours plus tard, à la faveur d'un ciel complètement dégagé, je suis retourné placer mon trépied devant les éoliennes. Par chance (horaire, raison technique, manque de vent...) celles-ci se sont arrêtées de tourner à la tomber de la nuit, me garantissant des hélices nettes !

Pour prendre cette photo j'ai utilisé les réglages suivants : Mise au point manuelle sur les étoiles, la plus grande ouverture possible, F2,8, zoom 24-70 G Master réglé sur 44mm, temps de pose de 6 secondes pour éviter que les étoiles ne s'étirent, sensibilité de 3200 isos et retardateur 2 secondes pour éviter les vibrations.

Ce type de photo souffre souvent d'un bruit très présent dû à une haute sensibilité isos et au manque de lumière, qui augmente souvent en post-traitement. Pour le réduire, j'ai pris 22 photos que j'ai empilées grâce à StarryLandscapeStacker, un logiciel spécialement dédié à cet usage. Résultat : un bruit quasiment absent et une photo qui peut être traitée facilement !

Sony Alpha 7, FE 24-70 G Master, 44mm, F2,8, 3200 isos. Combinaison de 22 photos.