Crêtes du Queyras et nuages d'Italie au col Agnel. by Clément Blin

Mon objectif était de photographier la crête de la Taillante, une belle montagne du Queyras accessible depuis le col Agnel, dans la lumière du couché de soleil. Cela faisait deux fois que la lumière chaude du soir était bloquée par des nuages stationnant au dessus des Ecrins. 

Mais cette fois, ce n'étaient pas les nuages de l'ouest qui m'inquiétaient mais ceux venant d'Italie. Je craignais d'être absorbé par le brouillard et ne plus rien voir du tout. Mais finalement, cela ne s'est pas produit ! Les nuages montant étaient repoussés par le vent venant de la vallée.

Le soleil couchant éclairant les crêtes et les nuages m'a fait détourné mon objectif de mon sujet initial. 

La scène étant trop large pour mon 180mm macro, j'ai pris rapidement plusieurs photos que j'ai ensuite assemblée avec Lightroom. Résultat, un fichier de 80 millions de pixel et largement de quoi peaufiné le cadrage en poste traitement !

Sony A7, 180mm macro Tamron, 1/5sec, F10, 100 isos.

L'émergence de l'Anax empereur. by Clément Blin

Les sorties photos libellules se suivent et ne ressemblent pas. Il y a deux ans, dans les mêmes étangs et aux mêmes moments, je trouvais des émergences de libellules fauves, à quatre tâches, déprimées et quelques agrions. Cette année, en deux sorties, je trouve uniquement deux aeschnes : l'aeschne printanière dont je vous parle ici et l'anax empereur, ici présent !

Il y plusieurs années que je n'avais pas eu l'occasion de photographier la plus grande libellule d'Europe (une photo de l'émergence se trouve dans la galerie) car elle est très rapide en vol et se pose très rarement. De plus l'émergence et l'envol ont lieu principalement la nuit.

J'étais donc plutôt content de découvrir ce beau spécimen se préparant à l'envol. Il était dans une touffe de joncs où d'autres éxuvies étaient déjà présentes. Soit ils affectionnent particulièrement cette plante soit tous les oeufs d'anax de cet étang ont été pondus au même endroit car je n'ai trouvé d'éxuvies nul part ailleurs. 

L'environnement encombré à été un problème pour cette photo : le fond était trop proche pour que l'anax se détache bien du fond. Pour y remédier, j'ai approché l'appareil, augmentant le rapport de reproduction et diminuant la profondeur de champ, rendant l'arrière-plan plus flou. Ensuite j'ai pris 4 photos au format paysage que j'ai assemblé grâce au module Photomerge de Photoshop CC. Deux ingrédients indispensables pour cela : un sujet parfaitement immobile et pas de vent !

Anax empereur. Sony Alpha 7, Tamron 180mm macro, F4,5, 1/40sec, 100 iso, trépied, retardateur 2 sec.

Les éoliennes sous les étoiles. by Clément Blin

Pas très loin de chez moi se trouvent six éoliennes. Il y a quelques jours j'ai pensé que les photographier de nuit, sous un ciel étoilé, pourrait donner un bon résultat. Je suis donc allé repérer ce champ d'éoliennes et essayer plusieurs cadrages.

Car oui, suivant le sens du vent, la turbine pivote, rendant une composition intéressante totalement inintéressante ! (cela paraît logique, mais n'y ayant pas pensé avant, je me suis fait avoir...).

Quelques jours plus tard, à la faveur d'un ciel complètement dégagé, je suis retourné placer mon trépied devant les éoliennes. Par chance (horaire, raison technique, manque de vent...) celles-ci se sont arrêtées de tourner à la tomber de la nuit, me garantissant des hélices nettes !

Pour prendre cette photo j'ai utilisé les réglages suivants : Mise au point manuelle sur les étoiles, la plus grande ouverture possible, F2,8, zoom 24-70 G Master réglé sur 44mm, temps de pose de 6 secondes pour éviter que les étoiles ne s'étirent, sensibilité de 3200 isos et retardateur 2 secondes pour éviter les vibrations.

Ce type de photo souffre souvent d'un bruit très présent dû à une haute sensibilité isos et au manque de lumière, qui augmente souvent en post-traitement. Pour le réduire, j'ai pris 22 photos que j'ai empilées grâce à StarryLandscapeStacker, un logiciel spécialement dédié à cet usage. Résultat : un bruit quasiment absent et une photo qui peut être traitée facilement !

Sony Alpha 7, FE 24-70 G Master, 44mm, F2,8, 3200 isos. Combinaison de 22 photos.

La fritillaire pintade marque le retour du printemps au bord de l'Ain ! by Clément Blin

Les jours s'allongent et les températures remontent, voici le printemps et avec lui son cortège de fleurs ! 

Connaissant une petite station de fritillaires pintades au bord de l'Ain, j'ai profité d'un rayon de soleil pour m'y rendre, équipé du Sony FE 24-70 GM, (l'article sur cet objectif et cliquant sur le lien) mon unique objectif pour le moment. Même si ce n'est pas un objectif macro, je n'allais pas laisser passer ces jolies fleurs sans tenter de les photographier ! 

70mm, c'est un peu court pour obtenir facilement un fond flou. J'ai donc cherché une fritillaire dans un environnement assez dégagé et ai placé l'appareil très près du sol.  De cette façon, les éléments du fond se trouvaient au minimum à 5 mètres. Ouverture maximum de f2,8 et distance minimum de mise au point de 38cm m'ont permis d'obtenir ce plan serré.  

Sony Alpha 7, 24-70 F2,8, 70mm, F2,8, 1/800.

Ambiance polaire au Colomby de Gex. by Clément Blin

Neige et brouillard sur la Haute chaine du Jura.

Il était prévu un beau levé de soleil au Colomby de Gex et sur toute la chaine du Haut Jura. Mais ça, c'est ce qui était prévu. Ce qui est arrivé fut légèrement différent. Tout commençait pourtant bien avec une montée depuis Lélex, dans la forêt gelée, sous un ciel étoilé. Puis, vers 7h, des nuages venus des Alpes sont passés par dessus la crête, noyant le GR9 des balcons du Léman dans un épais brouillard. 

En plus de chercher mon chemin, je cherchais aussi quelque chose à photographier. Il serait dommage d'avoir porté mon sony Alpha 7 et son nouveau 24-70mm f2,8 GM (excellent objectif qui fera l'objet d'un article sur le blog dans quelques temps) là haut pour rien ! 

J'arrive devant ces plaques de neige gelée, sculptées par le vent. Ce sera donc mon sujet du jour. La luminosité augmente légèrement, je prends ma photo !

Le Froid. Sony Alpha 7, 24-70mm GM. 24mm, F11, 1/60ème, 100 isos.

Dans la neige et la brume au lac de Lamoura. by Clément Blin

La neige étant tombée et bien tombée, il est temps d'en profiter ! Direction le lac de Lamoura, petite commune du Parc Naturel Régional du Haut-Jura. Pourquoi ce lac parmi les autres ? Parce que je ne le connais pas !

L'accès est facile, la route passe à une centaine de mètres de l'eau. Ce n'est pas la grande aventure ! 

Le lac est enveloppé de brume mais celle-ci n'est pas trop dense. Les arbres sont couverts de givres jusqu'au bout des branches. Vu la visibilité assez réduite, le téléobjectif ne sera pas très efficace, j'opte pour le grand-angle. 

J'arrive devant ce bosquet d'arbres et cherche un premier plan que je puisse utiliser pour équilibrer la composition de l'image. Finalement je me retrouve au seul endroit où la neige dessine une forme intéressante : sur le lac gelé !

 24mm, 1/50s, F13, 400 iso

24mm, 1/50s, F13, 400 iso

Levé du soleil sur la tourbière de Bellefontaine by Clément Blin

En me rendant au lac de Bellefontaine tôt le matin, je souhaitai photographier le paysage enneigé incluant le ciel rose du début de journée. Le lac est situé le long d'une falaise et ne reçoit la lumière qu'une heure après le lever du soleil.

En marchant dans la neige vers le lac, je vois cette rangée de conifères. Elle se détache bien de la forêt en arrière-plan ; reste à l'inclure dans une composition qui fonctionne ! Je regarde devant moi et ne trouve aucun premier plan intéressant  : la neige vient de tomber, elle ne présente pas de relief  et rien n'accroche mon regard. Ce sera donc le téléobjectif au lieu du grand-angle !

A 80mm, la scène est évidemment trop large et ne tient pas dans le cadre. Par contre en panoramique cela semble fonctionner Je déplie donc le trépied, le met à niveau, place l'appareil à la verticale et prend 6 photos en prenant bien soin que chacune recouvre au moins 1/3 de la précédente : ainsi l'assemblage se fait sans problème. Un peu de traitements plus tard (éclaircissement des ombres, légère saturation et accentuation), voila ma photo !  

Sony A99, 80mm, 1/30s, f10, 400 isos sur trépied. Mise au point manuelle et retardateur 2 secondes.

Le Mont Cervin depuis le Stellisee by Clément Blin

Voici la photo pour laquelle je me suis rendu à Zermatt. J'ai pris d'autres photos (à voir sur le blog) mais c'est celle-ci que j'avais en tête avant de partir. 

Le soleil se levant dans mon dos, je savais que s'il y avait quelques nuages au-dessus du Cervin, ils se coloreraient en rose/mauve et se refléteraient dans le lac. J'ai sorti le matériel 30 minutes avant le lever du soleil le temps de trouver une bonne composition. Les touffes de linaigrettes givrées feront office de premier-plan et amèneront le regard jusqu'au Cervin. 

Pour avoir à la fois la montagne et le premier-plan net je prends trois photos aux mises au point différentes : la première sur la montagne, la seconde sur le rocher au milieu du lac et la dernière sur la végétation la plus proche. Même au 24mm à f11, il n'est pas possible d'avoir une profondeur de champ allant de mes pieds à l'infini.

J'ouvre donc les images en tant que calques, les alignent puis à l'aide des masques de fusion, ne garde que la partie la plus nette de chacune d'entre-elles. Vite fait et pratique ! Il est possible de la faire en automatique mais pour cette image cela n'a fonctionné qu'à moitié, laissant quelques zones floues aux mauvais endroits...

La suite du traitement est classique  : niveaux, vibrance, accentuation et correction de la distorsion et du  vignettage de l'objectif.  

Prochaine étape : le même lac et la même montagne sous un ciel étoilé !

Sony A99, 24mm, 3,2sec, f11, 100 isos sur trépied. Empillage de 3 photographies.