Retour de la neige dans le Haut-Jura ! by Clément Blin

Ça y est ! La neige est de retour ! 

Les précipitations de la semaine dernière ont apporté avec elles un manteau blanc d'une vingtaine de centimètres à partir de 1000m d'altitude, l'occasion de sortir les raquettes pour aller prendre quelques photos !

Premières couleurs du jour à la tourbière de Bellefontaine

Premières couleurs du jour à la tourbière de Bellefontaine

La chute soudaine des températures a enveloppé de silence les montagnes qui, quelques jours auparavant, bruissaient encore des activités automnales de dernière minute : mésanges cherchant les derniers insectes entre les écorces, écureuils cachant leurs fruits secs... 

L'ambiance était brumeuse et humide les premiers jours, les nuages enveloppant les sommets empêchant de voir à plus de 100m. 

Forêt enneigée sur le versant ouest de la Dôle, à quelques minutes de la frontière française

Forêt enneigée sur le versant ouest de la Dôle, à quelques minutes de la frontière française

Je n'ai vu aucun chamois, ils étaient probablement réfugiés dans la forêt sur le versant opposé. En revanche, deux grands corbeaux sont venu se poser sur un sapin à quelques dizaines de mètres de moi. Assez peu farouches, ils sont restés quelques minutes, croissant au sommet de l'arbre, avant de s'envoler.   

Deux grands corbeaux en pleine discussion !

Deux grands corbeaux en pleine discussion !

Hier, le ciel s'est dégagé, illuminant le paysage blanc. Le froid, assez vif, surtout à cause du vent, dépassant les 50km/h ne m'ont pas empêché de faire ces premières photos d'hiver. Si la météo est d'accord, d'autres devraient suivre dans les prochaines semaines !

Le lac de Bellefontaine est déjà partiellement gelé !

Le lac de Bellefontaine est déjà partiellement gelé !

24h sous le Cervin, le plus célèbre sommet des Alpes suisse ! by Clément Blin

Mont-Cervin-reflet-stellisee.jpg

Il y a des lieux secrets, cachés, que personne ne connait et d'autres très connus, photographiés des milliers de fois. Le Cervin ou Matterhorn de son nom suisse-allemand appartient à la seconde catégorie et pour cause : il est superbe (et relativement facilement accessible...) !

Pour ma part, je l'ai découvert au hasard des réseaux sociaux, tombant sur une belle photo de la montagne à l'aurore. Le nom de la station la plus proche - Zermatt - étant indiqué, quelques minutes de recherche m'ont permis de localiser le sommet - situé à quelques heures de route de chez moi - et les points de vue intéressants pour la photo.

C'est l'avantage des sites très photographiés : les informations sont nombreuses et faciles à trouver !

Profitant d'une belle fenêtre météo et du week-end, nous voici donc, un ami et moi, en route vers les Alpes suisses.

Le but est de laisser la voiture à Zermatt et de planter  la tente au bord du Stellisee, lac dans lequel se reflète le Cervin, afin d'être sur place avant que les premières couleurs de l'aube apparaissent.

Mont-cervin-leve-soleil-stellisee.jpg

En arrivant, surprise : il n'est pas possible d'accéder à Zermatt en voiture ! Voila ce qui arrive quand on se prépare à la dernière minute, on rate des informations...

Pour accéder à la station et aux départs de randonnées, il faut laisser la voiture à Täsch (ou les parkings sont légions) et prendre un train vers Zermatt durant une quizaine de minutes (tout cela se paye bien sur ;) ).

Notre objectif, le Stellisee, se trouve à 2500m soit 900m au-dessus du centre de la station. Il est possible de prendre le train pour gagner quelques centaines de mètres mais à 20h30, le train ne roule plus. Nous sommes donc partis pour quelques heures de montée sous un ciel étoilé, à la lumière des lampes frontales !

La montée est longue et le poids du sac se fait sentir et c'est bien fatigués que nous arrivons au bord du lac, installons la tente et dormons...un peu !

Le réveil sonne, je m'extirpe du sac de couchage. La vue est dégagée avec quelques nuages, parfait ! Je me rends au bord du lac et cherche une composition avant que les premières couleurs apparaissent. Je me retrouve les pieds à moitié dans l'eau, le trépied posé sur la fine couche de glace s'étant formée dans la nuit.

La luminosité augmente progressivement et les premières teintes rosées apparaissent dans les nuages et sur la pointe du Cervin. Elles ne resteront qu'un petit quart d'heure duquel je ne conserverai qu'une seule image, celle ci-dessus. A vous de me dire ce que vous en pensez ! :)

Le soleil passant par-dessus les montagnes, le paysage s'illumine et gagne en contraste. J'en profite pour réaliser le panoramique ouvrant cet article et la photo ci-dessous, mettant en avant le superbe ciel bleu de cette matinée !

DSC07193.jpg

Le Stellisee est connu pour offrir de beaux reflets des sommets environnants et il ne déroge pas à sa réputation !

Nous poursuivons notre découverte en gravissant quelques centaines de mètres supplémentaires pour voir le glacier de Findelen. Les nuages apparaissent et tamisent la lumière. Le glacier parait bien triste, alors je me concentre sur les sommets qui nous entourent, en l'occurrence le Nordend et la Pointe Dufour, point culminant des Alpes suisses avec ses 4633m. Les nuances de gris du ciel me conduisent à traiter cette photo en noir et blanc.

Nordend-pointe-dufour.jpg

Les prévisions météo changent et annoncent des chutes de neige pour le lendemain. Nous décidons donc de redescendre tout en profitant des belles lumières chaudes du coucher de soleil.

Mont-Cervin-couche-soleil.jpg

Infos pratiques :

Zermatt se trouve dans le canton du Valais, au sud-ouest de la Suisse, à quelques kilomètres de la frontière italienne. Le Cervin se trouve d'ailleurs sur la frontière.

Zermatt est une impasse, il n'est pas possible d'aller plus loin par la route, la suite se fait à pied (ou en hélicoptère...).

La station est accessible depuis l'autoroute N°9 ou par la route du même numéro en sortant à Viège. N'oubliez pas que sur les autoroutes suisses, une vignette annuelle est obligatoire (environ 40 frs pour la N°9). Il n'y a pas de tarif à la journée ou la semaine.

Le parking de Täsch nous a couté 15 frs pour 24h, le train pour rejoindre Zermatt, 17,5 frs aller-retour. Il est possible de payer en carte bancaire.

Photographier les grandes aeschnes : la chasse aux libellules est ouverte ! by Clément Blin

Les mois d'aout et septembre sont la période idéale pour photographier les grandes aeschnes ! Sortons les téléobjectifs !

Si j'ai utilisé le terme "chasse" dans le titre, c'est que l'approche de ces anisoptères, les "grandes libellules",  est bien plus difficile que celle des zygoptères, les "petites libellules" ou "demoiselles". Réussir à placer un de ces petits hélicoptères dans le viseur ne sera donc pas simple mais pas impossible non plus. C'est parti !

Les grandes aeschnes : quelques informations sur le sujet.

Ou plutôt sur les sujets, car comme vous pourrez le voir sur les photos illustrant cet article, il y a plusieurs espèces d'aeschnes, fréquentant autant de milieux différents.

Bonne nouvelle : il y a forcément une espèce ou deux présentent près de chez vous ! A vous de les découvrir !

La première étape est de trouver un point d'eau : mare, étang, canal, lac, tourbière ou rivière. Si je recherche une espèce particulière, une petite recherche internet me permet généralement de trouver un endroit propice et d'en savoir un peu plus sur son mode de vie (voir : comment préparer une sortie macro).

Une fois au bord de l'eau, vous ne devriez pas tarder à voir passer votre première grande libellule. La grande majorité de celles visibles sont des mâles en vol, en chasse, à la recherche d'une femelle ou patrouillant autour de leur territoire pour en chasser les intrus.

Les femelles sont loin de l'eau, elle ne s'y rendent que pour s'accoupler et pondre leurs oeufs et même à ce moment-là, se font particulièrement discrètes.

En vol ou posé ?

  • En vol.

En observant vos aeschnes, vous en repérerez peut-être certaines volant sur-place plus souvent et plus longtemps que les autres : c'est sur celle-ci qu'il faudra vous concentrer.

Laissez les autres, il est très difficile de placer une grande libellule volant à 30km/h dans le viseur et plus encore de faire une mise point correcte sur ses yeux.

Placez-vous à proximité de votre sujet et attendez qu'il vienne voler au point fixe près vous. Suivant les espèces, ce sur-place peut durer entre 2 et quelques dizaines de secondes.

A vous d'être suffisamment rapide pour cadrer, faire la mise au point et déclencher avant que la libellule ne continue son chemin. L'aeschne des joncs ouvrant cet article ne volait sur-place pas plus de deux ou trois secondes, il m'a fallu plus de 300 déclenchements et une petite heure assis dans l'herbe avant d'obtenir cette photo !

Pour d'autres, comme cette aeschne affine, les sur-place peuvent durer plus longtemps et rendre la photo plus simple.

A propos des réglages :

Une vitesse rapide s'impose ! Le 1/500 utilisé pour l'aeschne affine ci-dessus était suffisant car cette espèce est assez stable en vol sur-place. En revanche le 1/400 de l'aeschne isocèle était trop juste car cette libellule "vibre" beaucoup plus. La netteté sur le corps de l'insecte n'est donc pas parfaite mais le flou des ailes renforce l'impression de mouvement. A vous de trouver le meilleur compromis.

Enfin le 1/2500 m'a été très utile pour figer l'aeschne des joncs, plus puissante que les deux espèces précédentes. D'ailleurs, même à cette vitesse l'extrémité des ailes n'est pas figée.

Mise au point manuelle ou autofocus ?

L'autofocus de mon A99 n'était pas exactement le meilleur du marché, il m'est - pour ce sujet- totalement inutile ! Trop centré et disposant de trop peu de collimateurs, il m'obligerait à placer la libellule en plein milieu de la photo. De plus, l'insecte étant assez petit dans l'image, il accroche souvent la végétation en arrière-plan.

Vous l'aurez compris, je préfère largement la mise au point manuelle qui me laisse une totale liberté de cadrage pour ce sujet !

Cependant, il est bien possible que les derniers modules autofocus (Nikon D5, D500, Sony A9) équipés d'un téléobjectif rapide soient capables de suivre quelques secondes mes petits hélicoptères. A vous d'essayer !

  • Perchées.

Là, la partie va se corser et il va falloir faire preuve de patience ! Car ces grandes odonates se posent rarement. Les voir se poser près de vous à votre hauteur est encore plus rare... mais pas impossible !

Quand cela se produit-il ? Lorsque la femelle pond ses oeufs dans la végétation aquatique, durant un accouplement, si la libellule a capturé une proie un peu trop grosse ou tout simplement lorsqu'elle souhaite se reposer (oui cela arrive !).

Quelques espèces montagnardes se posent sur une pierre ensoleillée en début de journée pour se réchauffer comme l'aeschne azurée mais dans l'ensemble j'ai remarqué que les grandes odonates se posaient davantage en fin de journée.

Une fois votre sujet repéré, il va falloir l'approcher le plus discrètement possible. Evitez les vêtements de couleurs criardes et surtout les mouvements brusques ! Certains spécimens sont très tolérants alors que d'autres s'enfuiront alors que vous êtes encore à 10 mètres. Sans compter les plus agaçants : ceux qui décollent juste avant que vous déclenchiez !

Dans tous les cas, l'échec est souvent au rendez-vous, ces grandes libellules étant incroyablement farouches. Il m'a fallu pas moins de 5 sorties de 3 heures chacune pour réussir à photographier l'aeschne paisible. Finalement je n'ai eu que deux occasions de la mettre dans le viseur !

Parlons matériel !

Qui dit sujet farouche dit longue focale. Qui dit petit sujet dit objectif macro. Un petit sujet farouche demande donc une longue focale macro !

En pratique, ces grandes odonates étant...grandes (!)... une longue focale conventionnelle suffit à les photographier. J'ai réalisé les photos en vol au fil des années avec un 300mm sur capteur aps-c, un 400mm sur capteur 24X36,  et enfin, une seule (l'aeschne isocèle) au 200mm.

Trépied ou non ? Je dirai que cela dépend de l'espèce volant face à vous. Pour l'aeschne affine en vol, j'avais placé le 300mm f2,8 sur le trépied et une rotule pendulaire. Cette espèce faisant de longs sur-place, j'avais le temps de tourner autour du pied pour cadrer l'insecte. Pour d'autres espèces plus rapides, comme l'aeschne des joncs, je préfère photographier à mains levée, le trépied devenant alors une entrave.

Le poids de l'objectif est alors important : il est bien plus simple de soulever les 1,5kg d'un 300mm f4 plutôt que les 4kg d'un 400mm f2,8 pendant une heure !

Pour les gros plans, l'approche compte autant que la longueur focale. Cependant, les grandes aeschnes étant très farouches le 105mm est un minimum. C'est avec cette focale (voir le test du 105mm macro Sigma) que j'ai photographié les libellules posées de cet article à l'exception de l'aeschne azurée. Mais un 150mm voir un 200mm m'aurait facilité la tâche plusieurs fois.

Une fois à quelques centimètres de votre libellule, assurez le cadrage et la mise au point pour que la première photo soit la bonne !

J'ai observé que certains spécimens réagissaient très mal lors du déclenchement. Est-ce le bruit de l'obturateur, le mouvement de l'index appuyant sur le déclencheur ou celui du diaphragme se fermant, toujours est il que le premier "clac" a suffi à faire s'envoler quelques odonates. Après une approche minutieuse, c'est rageant ! Et encore plus si la photo est floue !

J'espère que cet article vous motivera à partir à la rencontre de ces grandes libellules, toujours présentes en ce début d'automne, avant de fermer les portes de la saison macro jusqu'au printemps prochain !

 

L'aeschne des joncs : portrait d'une libellule d'altitude ! by Clément Blin

Le silence règne presque au bord du lac. "Presque" car il faut exclure le bruit des nombreux visiteurs, des chiens, des voitures et des motos...mais après tout le lac Guichard est accessible à tout le monde !

De ce "presque-silence" émerge parfois un bruissement que l'oreille ne tarde pas à repérer et dont les yeux découvrent l'origine : une grande libellule bleue volant au raz de la végétation aquatique, l'aeschne des joncs !

Aeschna juncea est une espèce assez commune des lacs de montagnes entourés de végétations (très important pour le développement de l'insecte !) à partir de 700m d'altitude jusqu'à plus de 2000m.

Le mâle patrouille le long des frontières de son territoire à la recherche d'une femelle, cachée dans la végétation et ne se pose que très rarement.

Une fois celle-ci trouvé, il fonce dessus et l'agrippe fermement à l'avant du thorax. Les grandes odonates ne font pas dans la dentelle et le consentement mutuel est rarement de la partie !

Le cœur copulatoire ainsi formé prend son envol et ira se posé un peu plus loin pendant quelques dizaines de minutes.

Une fois terminé, chacun retourne à ses occupations : la femelle ira pondre des œufs dans la végétation aquatique et le mâle défendra son territoire.

La rencontre avec un autre mâle d'aeschne des joncs est aussi violente que l'accouplement : le gardien du territoire accélérera jusqu'à percuter son adversaire puis le poursuivra jusqu'à ce que celui-ci ai quitté les lieux. Plus la densité d'aeschne est importante plus ce genre de rencontre brutale est fréquente.

D'autres espèces de libellules sont également prises pour cible. Cette libellule à quatre tâches en a fait la triste expérience. Le mâle d'aeschne des joncs l'a violemment plaqué à la surface de l'eau et l'a maintenu quelques secondes avant de s'envoler. La libellule à quatre tâches est restée inerte quelques instants puis à réussi à décoller.

Chez cette espèce, l'émergence n'est pas synchronisée, c'est-à-dire que toutes les larves ne vont émerger le même jour à la même heure (ou presque...), elle est étalée dans le temps.

Ainsi, pendant que j'observais les mâles matures en vol, j'ai découvert plusieurs aeschnes des joncs en fin d'émergence dans la végétation aquatique !

Certaines étaient prêtes à s'envoler, faisant sécher les dernières gouttes de l'averse précédente alors que d'autres en avaient encore pour une heure ou deux avant de pouvoir prendre leurs envols.

Pouvoir observer de près ces grandes aeschnes si farouches une fois mature n'arrive pas tous les jours !

Leurs couleurs ne sont pas encore celles des individus plus âgés de quelques jours. Avant cela, elles iront passer un peu de temps dans les alpages alentour avant de revenir vers le lac, aptes à se reproduire.

 

 

Les apollons, partie 2 : l'apollon ! by Clément Blin

Voici donc l'apollon, le plus grand, le plus rapide, celui qui se joue des rafales de vent et des dénivelés grâce à son vol puissant ! Apollon sur sa marguerite, recto. Sony A99, sigma 105mm macro.

Depuis quelques années, je pars à la recherche de parnassius apollo chaque été sur les pentes fleuries et ensoleillées des alpes. Les conditions étant plus ou moins favorables, les papillons ne sont pas toujours nombreux au rendez-vous, mais m'ont déjà permis de faire quelques photos dans le Vercors ou au sud du massif de la Vanoise en 2013 et 2014.

Cette fois ci, je me suis rendu au nord du parc national, à Pralognan-la-Vanoise. Marchant le long du Doron, je suis doucement passé de 1500 à 1900m d'altitude, observant aux jumelles les pentes fleuries, à la recherche de papillons blancs.

J'ai cru plusieurs fois avoir trouvé l'apollon avant de me rendre compte qu'il s'agissait de gazés. De loin, tous les papillons blancs se ressemblent !

Apollon sur sa marguerite, verso. Sony A99, sigma 105mm macro.

Arrivé à 1800m, me voici devant un beau versant, rempli d'ombellifères, de marguerites et de centaurées. Comble du luxe, un sentier de randonnée permet de la parcourir sans abimer la végétation. Un rapide coup d'oeil aux jumelles me confirme que les apollons sont bien là ! A 50 mètres, je distingue les ocelles rouges et les tâches noires présentent sur les ailes ainsi que le vol, alternant battements d'ailes puissant et glissades, différent de celui du gazé.

Une fois le lieu trouvé, il reste à faire les photos ! Pour cela ma méthode est simple : plutôt que de courir après les papillons en pleine journée à flanc de montagne, je me rends sur place une heure avant que le soleil cesse d'éclairer les lieux.

Là, j'observe les papillons voler en attendant qu'ils se posent pour la nuit. Le plus dur est d'arriver à suivre plusieurs apollons en même temps et de mémoriser l'emplacement de chacun. Une fois que le soleil a disparu, marque l'emplacement de chaque individu avec un bâton planté à la verticale ou au GPS. Le premier fonctionne mieux que le second mais parfois il n'y a pas de bâton suffisamment grand...

Je reviens le lendemain matin certain de retrouver mes petits sujets, disponibles pendant plusieurs dizaines de minutes durant les meilleures lumières de la journée. Ensuite, une fois réchauffés par le soleil, ils repartiront pour une nouvelle journée de vol !